I Des murs linguistiques dans les écoles à Bruxelles?

 

Ecoles divisées selon la langue à Bruxelles

Ecoles visitées

A. En novembre 2014, l’Europe a célébré le 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. L’existence de ce mur séparant arbitrairement des êtres humains nous semble aujourd’hui ridicule et surtout difficilement imaginable dans un pays comme la Belgique. Comme l’écrivait, Marcello Di Cintio : « En diminuant les perspectives de dialogue, les murs dans une société créent deux côtés et exigent que vous en choisissiez un »

B. Pourtant, aujourd’hui, un mur de plus de deux kilomètres existe en plein Bruxelles. En effet, les cours de récréation, les réfectoires et les couloirs de plus de 90 écoles sont séparés physiquement par des barrières ou par des lignes rouges en une partie réservée aux enfants de l’enseignement francophone et une partie réservée aux élèves de l’enseignement néerlandophone.

C. A quoi fait-on exactement référence? Qu’est-ce que ces murs représentent concrètement?

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Près d’un adulte de moins de 45 ans sur dix ayant suivi une scolarité à Bruxelles a été confronté à ces murs communautaires.

30.000

Environ 30,000 enfants sont quotidiennement confrontés à ces barrières physiques recouvrant 90 écoles à travers Bruxelles.

100%

Ces murs communautaires empêchent l’ensemble de ces enfants de vivre pleinement la diversité linguistique à Bruxelles, ce qui serait pourtant considéré partout dans le monde comme une force notre capitale.

2 km

La région de Bruxelles-Capitale est parsemée de murs qui, lorsqu’ils sont mis bout-à-bout, forment une muraille de près de deux kilomètres de long, soit la distance à vol d’oiseau entre le Manneke Pis et le cinquantenaire.